Calvitie Femme

La chute de cheveux est un problème fréquent chez la femme, avec des causes variables. A l’instar de l’homme, la cause principale est liée à la génétique et aux hormones. La perte de cheveux est souvent diffuse avec la conservation de la ligne frontale.

Dans la plupart des cas, la perte de cheveux chez la femme est souvent diffuse, ce qui réduit la densité et le volume capillaire de façon globale y compris dans la zone habituelle de prélèvement à l’arrière du crâne.

Dans l’alopécie androgénogénétique de la femme, on retrouve un caractère héréditaire et hormonal chez les patientes présentant ces troubles. Les hormones de type masculine favorisent alors la sécrétion de sébum et la perte de cheveux.

– Chez la femme jeune : un trop d’hormones masculines est souvent retrouvé (par sécrétion endogène ou par apport exogène).

– Chez la femme ménopausée : la baisse des hormones féminines ne contrebalance plus aussi bien les hormones masculines présentes physiologiquement.

Ces troubles hormonaux se traduisent souvent par des anomalies cliniques et biologiques, pouvant nécessiter un bilan spécifique et une prise en charge endocrinologique.

L’évolution de l’alopécie féminine est reprise dans la classification de Ludwig, qui permet d’évaluer le stade de la calvitie de la patiente.

Cette alopécie induit inexorablement un aspect plus vieilli du visage, plus ou moins bien vécu et considéré par le patient.

Stade 1 : Perte des cheveux sur le haut du crâne, sous la forme d’un éclaircissement de la chevelure. Respect de la ligne frontale.

Stade 2 : Majoration du stade 2. Perte de volume significatif.

Stade 3 : Stade terminal. Alopécie très avancée, avec persistance de la zone frontale.

Effluvium télogène

Il s’agit d’une perte de cheveux temporaire, sans miniaturisation. Parfois saisonnière (printemps, automne), suivant un accouchement, un traumatisme, une chirurgie, un régime alimentaire, une forte fièvre, ou encore liée à un problème thyroïdien ou à la prise d’un médicament ou à une carence en fer…

On observe alors une synchronisation brutale des follicules en phase terminale (télogène).

Trichotillomanie

C’est une autre cause de perte de cheveux en plaques, liée à l’arrachage compulsif de ses propres poils et/ou cheveux.  Elle touche aussi bien l’adulte que l’enfant (souvent transitoire chez ce dernier), elle peut nécessiter une aide psychologique.

Alopécie par traction

La perte de cheveux est la conséquence d’une traction trop importante (chignon, tresses africaines, cheveux trop tirés en arrière). Les cheveux ont tendance alors à casser et tomber, d’où une proportion plus grande de cheveux qui tombent par rapport aux cheveux qui poussent.  Ces arrachages répétés entrainent une fibrose progressive (aspect cicatriciel).

Le diagnostic est souvent clinique. Il est souvent conforté par une analyse de la peau du crâne, des cheveux  et parfois une prise de sang.

En fonction de mécanisme de chute et du degré d’alopécie, un plan de traitement sera proposé pouvant allier médicaments et/ou implantologie capillaire.

Tout d’abord, il faudra veiller à ne pas trop agresser les cheveux et éviter  des lavages trop fréquents, des défrisages, des tractions trop importantes…

Au niveau médical

La photobiomodulation LLLT : il s’agit d’une lumière « froide » qui va stimuler et dynamiser le cheveu au niveau cellulaire.

Le PRP : injection autologue de facteurs de croissance. L’action est profonde au niveau du bulbe capillaire.

La mésothérapie : injection de nutriments et antioxydants directement au niveau de la peau du crâne pour densifier les cheveux.

Le Minoxidil : mousse en application directe sur les zones dégarnies pour augmenter le calibre des cheveux  miniaturisés et limiter leur chute.

Au niveau chirurgical

Greffe de cheveux FUE : il s’agit d’un prélèvement d’unités folliculaires (cheveux par cheveux) à l’arrière du crâne.

Greffe de cheveux FUT : il s’agit d’un prélèvement d’unités folliculaires (par bandelette de tissu cutané et sous-cutané) à l’arrière du crâne.

La tricopigmentation : il s’agit d’une technique médicale et artistique de pigmentation de la peau du crâne permettant de recréer un effet de densité capillaire.

Action des androgènes

Evolution progressive dès la puberté

Epuisement progressive du capital pilaire

Importance d’éviter les agressions capillaires