Fonctionnement des cheveux et causes de chute

Le follicule pileux est une annexe de la peau du crâne. Il évolue soit en duvet, soit en cheveux en fonction de plusieurs paramètres dont l’âge et le statut hormonal.

Un cheveu est un organe à part entière avec une organisation singulière et complexe. Il est à considérer comme un poil avec des spécificités propres.  Les cheveux ont un rôle esthétique, de protection du crâne ainsi que de thermorégulation. Ils sont organisés en unités folliculaires (UF) : sorte de base commune pour des groupements aléatoires de 1 à 4 cheveux.

Les unités folliculaires sont l’unité de mesure utilisée en implantologie capillaire.

Les cheveux poussent irrégulièrement et de façon non synchronisée, sous forme de cycles (15 à 20 dans une vie) rythmés par des phases de durée variable.

Trois phases se succèdent

La phase ANAGENE : phase de croissance

Le cheveu pousse à un rythme moyen de 1cm par mois. De façon normale, 85 à 90% des follicules sont dans cette phase à un instant précis. Cette phase est longue de 2 à 6 ans.

Cette phase intense de production nécessite des facteurs de croissance, des apports nutritionnels (fer, protéines, zinc, vitamines) et des hormones (les œstrogènes et les hormones thyroïdiennes en particulier).

La phase CATAGENE : phase d’involution, de dégradation

Le cheveu cesse de croitre, mais reste en place. Statistiquement, 2% des follicules sont dans cette phase à un instant précis. Cette phase dure environ 3 semaines.

La phase TELOGENE : phase de repos

Le cheveu est mort et va être remplacé par un nouveau cheveu, qui le moment venu fera chuter son prédécesseur. Près de 10% des follicules sont dans cette phase à un instant précis. Cette phase dure environ 2 à 6 mois.

Une chevelure humaine adulte comporte en moyenne près de 120’000 cheveux, qui sont en constant renouvellement alternant des phases de croissance, d’involution, de repos puis de chute.

En fonction de chaque patient, de leur âge et de leur origine ethnique, on observe un nombre variable de cheveux et donc d’UF.

Chaque jour, en moyenne, 50 à 100 cheveux tombent de façon physiologique.

La chute de cheveux ou alopécie concerne aussi bien les hommes que les femmes, provoquant un retentissement psychologique et social variable d’un patient à l’autre, mais toujours négatif.

La cause principale est l’alopécie androgénétique.

Sans être exhaustif, il existe de nombreuses formes d’alopécies que l’on peut regrouper en deux catégories : cicatricielles ou non cicatricielles.

Alopécies non cicatricielles

Alopécie androgénétique 

Chez l’homme : elle est codifiée dans la classification de Norwood/Hamilton

Chez la femme : elle est codifiée dans la classification de Ludwig

Effluvium télogène

Il s’agit d’une perte de cheveux temporaire, sans miniaturisation. Parfois saisonnière (printemps, automne), suivant un accouchement, un traumatisme, une chirurgie, un régime alimentaire, une forte fièvre, ou encore liée à un problème thyroïdien ou à la prise d’un médicament ou à une carence en fer…

On observe alors une synchronisation brutale des follicules en phase terminale (télogène).

Alopecia areata ou pelade 

Il s’agit a priori d’une maladie auto-immune, sans que le mécanisme soit parfaitement connu. Elle peut toucher une partie de la chevelure, sous forme de plaques chauves mais peut aussi toucher l’ensemble du système pileux (pelade universelle). Il s’agit d’une pathologie chronique, difficile à soigner avec des risques de récidive. Fort heureusement, les cheveux peuvent aussi repousser tout seuls à plus ou moins long terme et c’est le cas pour la majeure partie des pelades en plaques.

Trichotillomanie 

C’est une autre cause de perte de cheveux en plaques, liée à l’arrachage compulsif de ses propres poils et/ou cheveux.  Elle touche aussi bien l’adulte que l’enfant (souvent transitoire chez ce dernier), elle peut nécessiter une aide psychologique.

Alopécies cicatricielles

Alopécie par traction 

La perte de cheveux est la conséquence d’une traction trop importante (chignon, tresses africaines, cheveux trop tirés en arrière). Les cheveux ont tendance alors à casser et tomber, d’où une proportion plus grande de cheveux qui tombent par rapport aux cheveux qui poussent.  Ces arrachages répétés entrainent une fibrose progressive (aspect cicatriciel).

Pseudopelade de Brocq 

La perte de cheveux serait liée à un processus inflammatoire du cuir chevelu provoqué par un désordre du système immunitaire, où le cuir chevelu apparait plus blanc et lisse sans follicules visibles.

Toutes les causes de cicatrices du cuir chevelu : accident, chirurgie, brûlure, radiothérapie, infection (lichen plan), inflammatoire, maladie de système (lupus)…