Greffe de cheveux – FUT

La greffe de cheveux consiste à implanter des cheveux d’une même personne d’une zone dense vers une zone dégarnie ou chauve. Il s’agit d’une autogreffe, ne nécessitant pas de médicaments immunosuppresseurs ou anti-rejet.

Deux techniques de prélèvement sont possibles : la technique FUE ou la technique FUT.

Nous présentons ici la technique FUT.

La chirurgie FUT ou Follicular Unit Transplantation, est une technique ancienne de prélèvement de cheveux. Il s’agit d’une intervention chirurgicale conventionnelle dite « de la bandelette» qui a le principal avantage de prélever beaucoup de greffons en un minimum de temps. Son principal inconvénient est lié à la cicatrice linéaire laissée au niveau du cuir chevelu.

En FUT, la zone donneuse ne peut être que la région arrière du crâne.

durée
maximum 10 heures

coûts
dès CHF 3000.00

Nombre de greffons
500 à 5000 UF

« POUR UN RÉSULTAT OPTIMAL, IL EST IMPORTANT DE RESPECTER LES CONSIGNES PRÉ ET POST OPÉRATOIRES DONNÉES ET EXPLIQUÉES PAR L’ÉQUIPE MÉDICALE. »

Cette intervention est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale avec du matériel de chirurgie conventionnelle.

La FUT consiste à prélever une bandelette de peau (et donc de greffons) de 10 à 20 cm de large sur 1 à 2,5 cm de largeur, située au niveau de la zone donneuse en arrière du crane. Une fois le prélèvement réalisé, la fermeture cutanée est faite par suture trichophytique, pour une cicatrice fine et peu visible.

De façon simultanée, la bandelette de peau est découpée avec soins sous microscope, en unités folliculaires (UF).

Un rasage préalable de la zone donneuse et/ou de la zone receveuse n’est pas nécessaire. Il peut être recommandé afin de faciliter le prélèvement et l’implantation des greffons.

Ensuite, le médecin s’assurera de que le patient soit confortablement installé.

Après une asepsie rigoureuse et une anesthésie locale, le geste peut commencer.

La durée de l’intervention peut varier selon la taille et la difficulté de la zone à traiter, mais n’excède jamais 10 heures.

A l’issue du geste, le patient reçoit un kit post-opératoire permettant d’aider la prise des greffons et la cicatrisation de la zone donneuse.

Dans tous les cas, le traitement et le suivi sont toujours personnalisés.

La FUT est de moins en moins pratiquée en raison de sa rançon cicatricielle. Néanmoins,  par cette technique, il est possible de prélever, en un temps court, un grand nombre de greffons (1000 à 5000 UF selon les cas), pour traiter de grandes zones dégarnies.

Afin d’éviter une traction trop importante au moment de la suture, il est préférable d’avoir un scalp le plus souple possible. Aussi, des massages quotidiens du cuir chevelu sont conseillés environ 1 mois avant l’intervention. Il s’agit de techniques simples et faisables par le patient lui-même à son domicile

Le geste est indolore après anesthésie locale des zones traitées. Parfois, l’instauration de l’anesthésie peut induire un inconfort relativement limité.

En fin d’intervention, les consignes opératoires sont données et un pansement peut être appliquée au niveau de la zone de prélèvement.

Les principales suites opératoires consistent en :

– un œdème du visage qui peut être visible (sous 24 à 48h) puis se résorbe en quelques jours

– des petites croûtes au niveau de la zone donneuse et receveuse (disparition sous 7 à 10 jours)

– une rougeur légère à modérée au niveau de la zone implantée, puis qui se normalise sous quelques semaines

– un phénomène de « shedding » (chute de la tige du cheveu implanté), classique dans le premier trimestre. Ensuite, les greffons poussent et se densifient au fil des mois.

Par ailleurs, les greffons doivent rester propres et bien protégés de toute traction ou arrachage lors de la première semaine.

Les suites opératoires sont à considérer (soins de la cicatrice, dysesthésies sur la zone donneuse, rougeurs, croûtelles, œdème), permettant une reprise d’activité physique assez rapide, avec un arrêt de travail de 15 jours en moyenne.

– « Shock loss » : il s’agit d’une chute de pilosité 2 à 3 semaines après l’intervention, en périphérie de la zone greffée et/ou de la zone donneuse. Elle est dans la plupart des cas temporaire.

– Insuffisance de résultat, ou asymétrie : liée à une mauvaise prise des greffons ou à une implantation insuffisante (densité faible).

– Folliculite : il s’agit d’une infection cutanée localisée, traitée par des soins locaux et/ou une antibiothérapie.

– Kystes épidermiques : ils peuvent apparaître sur la région greffée ou sur la zone de prélèvement. Ils s’éliminent souvent spontanément ou par traitement simple.

– Cicatrices : des micro-cicatrices peuvent être visibles sur la peau implantée. Au niveau de la zone donneuse, un élargissement cicatriciel est possible (stretch-back).

Le risque de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes est rare.

– Troubles de la sensibilité du cuir chevelu (souvent transitoires).