Greffe de cheveux – FUE

La greffe de cheveux consiste à implanter des cheveux d’une même personne d’une zone dense vers une zone dégarnie ou chauve. Il s’agit d’une autogreffe, ne nécessitant pas de médicaments immunosuppresseurs ou anti-rejet.

Deux techniques de prélèvement sont possibles : la technique FUE ou la technique FUT.

Nous présentons ici la technique FUE.

durée
entre 6 à 8 heures

coûts
dès CHF 3000.00

Travail

CHEVEUX PAR CHEVEUX

La chirurgie FUE ou Follicular Unit Extraction, est une technique récente de prélèvement de cheveux. Il s’agit d’une intervention microchirurgicale dite « cheveux par cheveux » qui a le principal avantage de ne pas engendrer de cicatrice linéaire au niveau du cuir chevelu.

En FUE, la zone donneuse peut être la région arrière du crâne, mais aussi des zones corporelles recouvertes de pilosité (torse, dos, barbe), on parle alors de BHT (Body Hair Transplantation).

Cette intervention est réalisée en ambulatoire, sous anesthésie locale avec du matériel spécifique de microchirurgie.

Le médecin utilise des punches de prélèvement de haute précision (sorte de foret permettant de faire des petits trous dans le cuir chevelu). En règle générale, les punches utilisés sont les plus petits possibles afin de limiter le risque cicatriciel.

Une fois le greffon prélevé, les cheveux sont implantés à la main, les uns après les autres au niveau de la zone receveuse.

Un rasage préalable de la zone donneuse et/ou de la zone receveuse (environ 1 mm de longueur) est effectué afin de faciliter le prélèvement et l’implantation des greffons.

Ensuite, le médecin s’assurera de que le patient soit confortablement installé.

Après une asepsie rigoureuse et une anesthésie locale, le geste peut commencer.

La durée de l’intervention peut varier selon la taille et la difficulté de la zone à traiter, mais n’excède jamais 10 heures.

A l’issue du geste, le patient reçoit un kit post-opératoire permettant d’aider la prise des greffons et la cicatrisation de la zone donneuse.

Dans tous les cas, le traitement et le suivi sont toujours personnalisés.

La FUE permet de prélever de petites quantités de cheveux pour des cas de réparation du cuir chevelu ou des greffes très localisées (sourcils, barbe), mais aussi des sessions importantes dans le cas de calvities avancées.

Le geste est indolore après anesthésie locale des zones traitées. Parfois, l’instauration de l’anesthésie peut induire un inconfort relativement limité.

En fin d’intervention, les consignes opératoires sont données et un pansement peut être appliquée au niveau de la zone de prélèvement.

Les principales suites opératoires consistent en :

– un œdème du visage qui peut être visible (sous 24 à 48h) puis se résorbe en quelques jours

– des petites croûtes au niveau de la zone donneuse et receveuse (disparition sous 7 à 10 jours)

– une rougeur légère à modérée au niveau de la zone implantée, puis qui se normalise sous quelques semaines

– un phénomène de « shedding » (chute de la tige du cheveu implanté), classique dans le premier trimestre. Ensuite, les greffons poussent et se densifient au fil des mois.

Par ailleurs, les greffons doivent rester propres et bien protégés de toute traction ou arrachage lors de la première semaine.

Les suites opératoires sont relativement simples permettant une reprise d’activité physique rapide, sans arrêt de travail majeur.

– « Shock loss » : il s’agit d’une chute de pilosité 2 à 3 semaines après l’intervention, en périphérie de la zone greffée et/ou de la zone donneuse. Elle est dans la plupart des cas temporaire.

– Insuffisance de résultat, ou asymétrie : liée à une mauvaise prise des greffons ou à une implantation insuffisante (densité faible).

– Folliculite : il s’agit d’une infection cutanée localisée, traitée par des soins locaux et/ou une antibiothérapie.

– Kystes épidermiques : ils peuvent apparaître sur la région greffée ou sur la zone de prélèvement. Ils s’éliminent souvent spontanément ou par traitement simple.

– Cicatrices : des micro-cicatrices peuvent être visibles sur la peau implantée. Le risque de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes est rare.