Greffe de barbe

La greffe de barbe est une technique chirurgicale d’implants capillaires visant à corriger une densité nulle ou limitée, créer un dessin ou un contour de barbe précis, voire même réparer une zone cicatricielle du visage.

La greffe de barbe consiste à implanter des cheveux d’une même personne d’une zone chevelue de l’arrière du crane vers une zone dégarnie ou glabre de la barbe. Il s’agit d’une autogreffe, ne nécessitant pas de médicaments immunosuppresseurs ou anti-rejet. Deux techniques de prélèvement sont possibles : la technique FUE ou la technique FUT.

Point important : La greffe de barbe est possible par transfert de poils de barbe natifs vers une zone dégarnie. Néanmoins, il est impératif d’intégrer le risque cicatriciel d’un prélèvement sur le visage.

En fonction de la technique utilisée, un rasage préalable de la zone donneuse et/ou de la zone receveuse effectué.

Ensuite, le médecin s’assurera de que le patient soit confortablement installé.

Après une asepsie rigoureuse et une anesthésie locale, le geste peut commencer.

La durée de l’intervention peut varier selon la taille et la difficulté de la zone à traiter, mais n’excède jamais 8 heures.

A l’issue du geste, le patient reçoit un kit post-opératoire permettant d’aider la prise des greffons et la cicatrisation de la zone donneuse.

Dans tous les cas, le traitement et le suivi sont toujours personnalisés.

Le geste est indolore après anesthésie locale des zones traitées. Parfois, l’instauration de l’anesthésie peut induire un inconfort relativement limité.

« La greffe de barbe est possible par transfert de poils de barbe natifs vers une zone dégarnie. Néanmoins, il est impératif d’intégrer le risque cicatriciel d’un prélèvement sur le visage. »

En fin d’intervention, les consignes opératoires sont données et un pansement peut être appliquée au niveau de la zone de prélèvement.

Les principales suites opératoires consistent en :

– un œdème du visage qui peut être visible (sous 24 à 48h) puis se résorbe en quelques jours

– des petites croûtes au niveau de la zone donneuse et receveuse (disparition sous 7 à 10 jours)

– une rougeur légère à modérée au niveau de la zone implantée, puis qui se normalise sous quelques semaines

– un phénomène de « shedding » (chute de la tige du cheveu implanté), classique dans le premier trimestre. Ensuite, les greffons poussent et se densifient au fil des mois.

Par ailleurs, les greffons doivent rester propres et bien protégés de toute traction ou arrachage lors de la première semaine.

Point important : La greffe de barbe peut laisser au toucher un aspect irrégulier liée à la cicatrisation des implants.

– « Shock loss » : il s’agit d’une chute de pilosité 2 à 3 semaines après l’intervention, en périphérie de la zone greffée et/ou de la zone donneuse. Elle est dans la plupart des cas temporaire.

– Insuffisance de résultat, ou asymétrie : liée à une mauvaise prise des greffons ou à une implantation insuffisante (densité faible).

– Folliculite : il s’agit d’une infection cutanée localisée, traitée par des soins locaux et/ou une antibiothérapie.

– Kystes épidermiques : ils peuvent apparaître sur la région greffée ou sur la zone de prélèvement. Ils s’éliminent souvent spontanément ou par traitement simple.

– Cicatrices : des micro-cicatrices peuvent être visibles sur la peau implantée du visage, qui serait glabre ou rasée. Le risque de cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes est rare.

– En cas de FUT : élargissement de la cicatrice, troubles de la sensibilité du cuir chevelu (souvent transitoires).